Je m'appelle Bruno Vasseur. Je suis phlébologue, spécialisé dans les troubles veineux et lymphatiques. J'exerce depuis plus de 25 ans.
Pendant toute ma carrière, j'ai vu des centaines de patients arriver dans mon cabinet avec le même problème : des jambes lourdes, des chevilles gonflées, une vie qui se rétrécit de mois en mois. Et à chaque fois, je leur prescrivais la même chose : des veinotoniques, des bas de contention, de l'élévation. Parfois des diurétiques. Parfois je les orientais vers du drainage en cabinet de kiné.
Et à chaque fois, je savais, au fond de moi, que ça ne suffirait pas.
Pas parce que ces traitements sont inutiles. Ils soulagent, c'est vrai. Mais ils ne règlent pas le problème à la source. Et ça, en tant que médecin, c'est extrêmement frustrant. Vous avez quelqu'un en face de vous qui souffre, qui vous fait confiance, et le meilleur outil que vous avez à lui proposer, c'est un pansement qu'il faudra remettre chaque jour.
Le Protocole Triple Action, je le connaissais. C'est documenté dans la littérature médicale depuis des années. On sait qu'en combinant la thermothérapie infrarouge, la compression pneumatique graduée et la stimulation musculaire vibratoire, on obtient des résultats qu'aucune de ces méthodes ne peut atteindre seule. Ce n'est pas une découverte. C'est un constat que la recherche a confirmé à de multiples reprises.
Le problème, c'est que pour appliquer ce protocole, il fallait des machines hospitalières qui coûtent des dizaines de milliers d'euros. Trois appareils différents, supervisés par du personnel médical, dans un cadre clinique. Financièrement inaccessible. Logistiquement irréaliste pour quelqu'un qui a du mal à sortir de chez lui.
C'est ma mère qui m'a poussé à trouver une autre voie.
En 2021, elle avait 74 ans. Une femme active toute sa vie. Jardin, marché, promenades avec ses petits-enfants. Et petit à petit, ses chevilles ont commencé à gonfler. Puis ses pieds. Puis c'est devenu permanent.
Je lui ai prescrit exactement ce que je prescrivais à mes patients. Bas de contention, Daflon, élévation le soir. Elle a tout suivi à la lettre.
Six mois plus tard, elle m'a appelé un dimanche matin pour me dire qu'elle n'arrivait plus à mettre ses chaussures pour aller à la messe. Sa voix tremblait. Pas de douleur. De honte.
Ce jour-là, j'ai décidé que je ne pouvais plus me contenter de prescrire des solutions qui ne fonctionnaient qu'à moitié.
J'ai contacté une équipe d'ingénieurs biomédicaux avec un objectif simple : miniaturiser le Protocole Triple Action dans un appareil compact, sans fil, utilisable chez soi, par n'importe qui, sans assistance médicale. Un seul bouton. 15 minutes par jour.
Il nous a fallu 14 mois de développement. Des dizaines de prototypes. Des ajustements constants sur les calibrations de température, de pression, de fréquence vibratoire. Chaque paramètre devait être exact : trop peu de chaleur et l'élastine ne se régénère pas; trop de pression et c'est inconfortable; la mauvaise fréquence et les muscles ne répondent pas.
Ma mère a été la première à tester la version finale.
Au bout de 10 jours, elle m'a envoyé une photo de ses chevilles. On voyait à nouveau les os. Elle avait remis ses chaussures du dimanche.
C'est à ce moment-là que j'ai su que cet appareil ne pouvait pas rester dans mon cabinet. Il devait être accessible à toutes les personnes qui vivent ce que ma mère vivait.